
Der Sasch bloggt #4: Nuits sur la mer, rencontres magiques et le Tuscany Trail 🌙🚴♂️
De la Grèce, Sasch est allé directement en Italie. Entre ponts de bateau, fronts de pluie, cols de gravier escarpés et moments magiques, notre compagnon de longue date n'a pas seulement réussi le Tuscany Trail, mais il a surtout rendu palpable la véritable essence du voyage.
Voici son dernier rapport sur les lieux de hamac inestimables, la vraie confiance et le sentiment que tout finit toujours par s'arranger :
Tuscany Trail 2026 – Je suis en route…
Il y a des nuits que l'on peut payer avec de l'argent.
Et il y a des nuits qui sont inestimables.
L'une d'elles a commencé sur le ferry pour l'Italie. Mon hamac Ticket to the Moon est redevenu le meilleur endroit à bord. Directement au-dessus de l'eau. Le bruit apaisant de la mer dans les oreilles, l'air frais sur le visage et, grâce à mon astuce de bandeau maintenant perfectionnée, même le ferry brillamment éclairé s'est soudainement senti comme une nuit étoilée.

Ce sont précisément ces moments qui me rappellent sans cesse pourquoi le hamac est indispensable à tout voyage. Il m'offre des lieux de sommeil qu'aucun hôtel au monde ne peut offrir.
La Toscane m'a cependant d'abord accueilli avec de la pluie, du vent et beaucoup de dénivelé à venir. J'ai attendu au port dans l'espoir que la pluie diminue. RIEN ! S'ensuivit une nuit juste à côté des voies ferrées et le petit Saschi !? Prêt à se faire prendre dans les bras ! ;-)
Mais c'est précisément là que l'aventure commence.
Non pas quand tout va bien, mais quand on continue malgré tout.
Le soi-disant boss final attendait déjà : des montées raides, du gravier italien et la question de savoir pourquoi on se fait ça volontairement. La réponse, comme souvent, ne venait pas du paysage, mais des gens.
Un sourire dans une petite boulangerie.
Un jeune Italien qui a fait demi-tour exprès pour me prendre, moi et mon vélo, pour les derniers mètres de dénivelé.

Le plus fou ?
Quelques secondes avant qu'il ne s'arrête, j'avais exactement cette pensée en tête.
"Comme ce serait bien si quelqu'un faisait demi-tour maintenant…"
Parfois, les pensées deviennent réalité.
Avec un large sourire, j'ai ensuite dévalé la pente et j'ai trouvé peu après mon prochain "Happy Place". Une petite rivière, une fontaine, une prairie et juste les bons arbres pour mon hamac. Après deux nuits inconfortables, je flottais de nouveau entre ciel et terre et je n'ai pensé qu'à une chose :
C'est exactement pourquoi je voyage.

Plus je voyageais, plus une autre réalisation devenait claire.
Avant, je voulais parcourir le plus de kilomètres possible par jour.
Aujourd'hui, je veux vivre le plus de moments possibles.
Une glace, bien que la météo ait annoncé la fin du monde. Deux pizzas après 120 kilomètres. Un toit sec juste au moment où le ciel ouvrait ses vannes. Tout semblait toujours s'arranger d'une manière ou d'une autre.
Hasard ? Hmmm !? Qu'en pensez-vous ?
Reconnaissant pour chacun de ces moments !
Puis ce fut enfin là…
L'événement du Tuscany Trail
Demander au lieu d'accepter. Bien que les documents de départ ne devaient être distribués que le lendemain, j'ai simplement demandé.
“Bien sûr.”
Un mot.
Et l'aventure a commencé un jour plus tôt.

Les jours suivants ont eu tout ce qui rend le bikepacking si spécial : gravier, chaleur, dénivelé, jambes fatiguées, vues grandioses et nuits dans des endroits inoubliables. À chaque kilomètre, l'Omnium et moi sommes devenus une seule et même entité. Pouce levé, high fives et visages émerveillés ont fait rayonner mon "EGO" et ont montré une fois de plus que beaucoup de choses sont possibles si seulement on essaie !!

Et c'est précisément ce qui est ma plus grande leçon de ce voyage.
Je ne voyage pas pour les kilomètres.
Pas pour les paysages grandioses, les nombreux kilomètres…
Tout cela est incroyable.
Mais ce n'est que l'entrée ou le dessert…
Le voyage lui-même, le plat principal en quelque sorte, ce sont les rencontres. Les gens. Les histoires. Les pensées qui deviennent soudain réalité. La confiance que l'on trouvera bien un endroit où dormir. Que deux arbres attendent mon hamac quelque part. Que juste après le prochain virage, il se passera quelque chose à quoi je ne m'attendais jamais.
Des idées au lieu de plans.
La confiance au lieu du contrôle.
Et le courage de simplement partir.
Car les plus belles histoires n'attendent pas à destination.
Elles naissent quelque part entre les deux.

De si beaux mots de conclusion pour cette série de blogs, nous pensons. Merci, cher Sasch, de nous avoir emmenés dans ton aventure ! Nous sommes impatients d'entendre toutes tes histoires et rencontres futures.




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